{
  "model": "drbaph/OmniVoice-bf16",
  "device": "cuda:0",
  "dtype": "bfloat16",
  "language": "fr",
  "voice": "auto",
  "text": "Mon mari m’a réveillée cette nuit en me caressant l’épaule. Dans le noir de la chambre, je l’ai entendu me répéter plusieurs fois qu’il m’aimait. Il a insisté : « Je t’aime, je t’aime tellement, je t’aime. » C’est tout ce dont je rêvais.\nJe ne me suis pas rendormie tout de suite, ce qui m’a permis de remarquer que mon mari et moi inspirions et expirions au même rythme. Pourtant, éveillés, nous ne respirons pas à la même vitesse (j’ai déjà vérifié). Nous ne faisons pas la même taille, ses poumons sont plus gros que les miens, ils ont certainement besoin de plus d’air. On avait dû se synchroniser pendant la nuit ; mon souffle s’était accéléré, pendant que sa respiration avait ralenti pour se fondre dans la mienne. Existe-t-il une plus grande marque d’amour que deux respirations qui s’accordent en dormant ?\nJe sais que je ne divague pas. Il existe des articles très sérieux à ce sujet : vivre en couple modifie notre rythme biologique – la vitesse des battements de notre cœur, le tempo de notre respiration, le temps de digestion. C’est d’ailleurs pour ces raisons physiologiques que l’absence de mon mari m’est parfois aussi douloureuse : mon corps est en manque.\nCe matin, je suis agréablement surprise par la température de la douche : l’eau est inhabituellement chaude. Je me remémore notre soirée, c’est bien mon mari qui s’est lavé en dernier. Est-ce qu’il a voulu faire la même chose que moi mardi matin ? Goûter l’eau telle que moi je l’aime pour s’immerger lui aussi dans mon univers aquatique ? Qu’il ait eu la même idée que moi me ravit. J’oublie souvent à quel point mon mari peut se montrer attentionné quand il veut.\nEuphorisée par son aveu du milieu de la nuit et par la température de la douche, je laisse les volets fermés et m’habille dans le noir sans sourciller : mon mari a fait un pas vers moi, je suis prête à faire un effort à mon tour. Je choisis une longue jupe jaune, et prends plaisir à associer la couleur de ma tenue à celle de la journée qui commence.\nJe débute mon jeudi jaune avec joie. J’ai faim. Je me prépare un petit déjeuner copieux et sucré (je ne mange du sucré que lorsque je vais bien) : deux tartines avec une épaisse couche de beurre et de confiture, que je trempe dans mon bol de chocolat tiède. Je m’épluche même deux clémentines (ma joie efface un peu ma rancœur vis-à-vis de ce fruit).\nJe ne réagis pas quand mon mari s’adresse à moi depuis la chambre. J’ai très bien entendu sa question, mais je fais comme si de rien n’était ; c’est dur, mais c’est ainsi. En fait, lorsque je n’entends effectivement pas ce qu’il me dit, je ne peux pas m’empêcher de lui demander de répéter. Que des paroles qu’il m’a adressées se volatilisent dans l’air m’est insupportable. Et s’il était en train de me dire quelque chose d’important ?\nJe me souviens de ses coups de téléphone lors de son voyage en Asie quelques mois après notre rencontre. La liaison était si mauvaise que je perdais à chaque appel des centaines de ses mots. Comme je ne pouvais pas le faire répéter plus d’un certain nombre de fois (j’aurais eu l’air bête), je devais me résoudre à en laisser derrière nous, abandonnés à jamais dans l’oubli et les câbles téléphoniques sous-marins, quelque part entre la côte indienne et l’Égypte.\nLes couples qui ne s’aiment plus se fichent, eux, de ne pas tout entendre. Ils conçoivent sans douleur leurs échanges comme un texte à trous ; ils se disent que ce n’est pas grave, qu’ils compléteront. Je crois que le besoin d’exhaustivité est un signe très certain de l’amour : ne pas vouloir en perdre un mot.\nJe me recoiffe une dernière fois devant le grand miroir de l’entrée. Sur le meuble traîne de la petite monnaie, nos clefs enlacées dans le bol en céramique, un tube de rouge à lèvres, deux faire-part de baptême ; et mon carnet de vocabulaire scientifique que j’ai cherché partout mardi. Comment ai-je pu passer à côté ? En réalité, je sais pourquoi je ne l’ai pas vu, et la raison de mon inattention me fait sourire.",
  "sample_rate": 24000,
  "num_step": 16,
  "output": "/home/newappai/easyreadvoice-theatre/livres_audio/mon_mari/tmp/16.wav",
  "timing": {
    "load_seconds": 1.529877626000598,
    "generation_seconds": 34.13770368199948,
    "audio_seconds": 214.22,
    "realtime_speedup": 6.275173104656021
  },
  "vram": {
    "allocated": 1.8997225761413574,
    "reserved": 2.603515625,
    "peak_allocated": 2.1885862350463867,
    "peak_reserved": 2.603515625
  },
  "validation": {
    "finite": true,
    "nonzero": true,
    "num_samples": 5141280
  },
  "backend": "gpu-ssh",
  "server": {
    "hostname": "newappai-B550M-AORUS-ELITE",
    "python": "/home/newappai/omnivoice-test/.venv-gpu/bin/python",
    "script": "/home/newappai/.local/share/omnivoice/remote_gpu_request.py",
    "device": "cuda:0"
  }
}
